BARDEAU

(voir : AIRE, ENTREVOUS, HOURDIS) — Jusqu’au XIXe siècle, le terme désigne de petites lattes de chêne fendues à la hache suivant leur fil, de 1 pied de long, 18 lignes de large et 4 lignes d’épaisseur environ, sur lesquelles on coule une aire en plâtre dite aussi fausse aire, afin de ponter entre les solives d’un plancher. Vers 1850 apparaissent des briques creuses, moulées industriellement par filières, et remplaçant les lattes en bois ; elles furent, pour cette raison, également appelées bardeaux (sous-entendu en terre cuite) ; ces sortes de bardeaux sont utilisés dans les planchers en fer, conjointement aux hourdis en terre cuite, également creux, souvent mis en œuvre en dispositif clavé. Aujourd’hui, le bardeau en terre cuite ressemble à la brique plâtrière (environ 70 cm de long, par 20 cm de large et 5 cm d’épaisseur, avec des alvéoles disposées dans le sens de leur portée) ; il est posé sur les ailes inférieures des poutrelles d’un plancher métallique et sert de fond à divers remplissages d’entrevous.

Le terme désigne aussi de petites tuiles en bois (chêne, châtaignier, hêtre, etc.) servant de couverture sur des pentes très inclinées, voire verticales.

Extrait de : Maisons de Paris, éditions EdN , Paris, 2003 par Jacques FREDET